Pourquoi vous perdez vos moyens en anglais sous pression (et comment y remédier)

Pourquoi votre anglais se bloque sous pression, même avec un bon niveau ? Découvrez comment le stress affecte votre cerveau, pourquoi la quête de perfection vous freine, et surtout quelles stratégies concrètes adopter pour retrouver de la fluidité à l’oral en réunion, au téléphone ou en entretien, sans viser un anglais parfait mais efficace.

Liz Aldam

1/4/20264 min temps de lecture

woman in black jacket sitting beside woman in white blazer
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Quand j’étais récemment au Brésil, j’étais dans un glacier. Pour donner un peu de contexte, je parle portugais tous les jours, je me débrouille plutôt bien, et avec des personnes que je connais, je dirais même que j’ai presque un niveau C1.

Mais cette jeune serveuse a commencé à m’expliquer leurs glaces artisanales, la variété de parfums… et là, j’ai littéralement bloqué 🥶 (sans mauvais jeu de mots 😁).
Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais elle avait ce qu’on appelle un accent
« Caipira » (très différent), et je ne comprenais qu’un mot sur deux. Ça m’a stressée, et je n’arrivais presque plus à parler ! Je me suis sentie tellement stupide… et très frustrée ☹️

Bon, je pourrais peut-être être excusée à cause de cet accent (parfois même les Brésiliens ont du mal à comprendre les caipiras).
Mais ce genre de situation peut arriver ailleurs.
Par exemple, vous êtes au supermarché et la caissière vous pose une question à laquelle vous ne vous attendez pas. Vous êtes pris·e au dépourvu.
Vous bloquez. Et vous répondez complètement à côté.

Ça vous est déjà arrivé ?

👉 Vous comprenez parfaitement la question.
👉 Vous connaissez le vocabulaire.
👉 Vous pourriez y répondre facilement… dans votre tête.

Mais au moment où vous devez parler (en réunion, au téléphone, en entretien), votre anglais semble soudainement beaucoup moins bon. Vous hésitez, vos phrases sont maladroites, et des mots très simples disparaissent.

Le plus frustrant ?

Vous repartez en vous disant : « En fait, je parle mieux anglais que ça. »

Et vous avez raison.

Ce problème n’a rien à voir avec votre vrai niveau…et tout à voir avec la pression.

🧠 Ce que la pression fait à votre cerveau

Quand vous vous sentez stressé·e ou jugé·e, votre cerveau change de mode.
Au lieu de se concentrer sur la communication, il commence à se focaliser sur :

• éviter les erreurs
• paraître intelligent·e
• choisir la « bonne » grammaire
• traduire plus vite

Résultat : surcharge mentale.

Votre cerveau essaie de :

👉 réfléchir
👉 traduire
👉 surveiller la grammaire
👉 contrôler la prononciation
👉 gérer le stress

Tout en même temps.

C’est pour ça que même des apprenants avancés peuvent sembler hésitants sous pression.

🚫 Le grand mythe : « J’ai besoin d’un meilleur niveau d’anglais »

Beaucoup de personnes pensent :
« Si je parlais mieux anglais, ça ne m’arriverait pas. »

Mais la vérité, c’est que :

• vous ne bloquez pas parce que votre anglais est mauvais
• vous bloquez parce que vous essayez d’être parfait·e

La pression ne révèle pas votre niveau. Elle vous en coupe l’accès.

🔍 Les situations les plus stressantes

Cela arrive le plus souvent quand vous :

• parlez à des natifs
• prenez la parole en réunion
• répondez à des questions inattendues
• êtes au téléphone ou en visio
• passez un entretien ou faites une présentation

Dans ces moments-là, on ne réagit plus… on perform.
Et c’est là que la fluidité disparaît.

🛠️ Ce qui aide vraiment (solutions concrètes)

1️⃣ Utiliser des phrases pour “gagner du temps”
Les locuteurs fluides ne répondent pas instantanément. Ils prennent du temps.

Exemples :

• « That’s a good question… »
• « Let me think for a second. »
• « How can I put this… »

Ces phrases :
✔ réduisent la pression
✔ sonnent naturelles
✔ donnent à votre cerveau le temps d’organiser ses idées

2️⃣ Simplifier sous pression
Quand on est stressé·e,
un anglais simple est un meilleur anglais.

Au lieu de :
❌ phrases complexes
❌ vocabulaire rare

Choisissez :
✔ phrases courtes
✔ structures familières

Clarté > complexité.
Les natifs font exactement la même chose.

3️⃣ Arrêter de surveiller chaque erreur
Plus vous vous écoutez parler, pire c’est.

Votre objectif en anglais réel n’est pas :
❌ « Est-ce que j’ai utilisé le bon temps ? »

Mais :
✅ « Est-ce qu’on m’a compris ? »

La fluidité s’améliore quand l’attention passe de la forme au sens.

4️⃣ S’entraîner en “mode stress”
La plupart des apprenants ne pratiquent l’anglais que dans des contextes sécurisés.

Mais la pression est une compétence… et les compétences s’entraînent.

Essayez de :

• répondre sans préparation
• vous limiter à 30 secondes
• simuler des réunions ou des entretiens
• parler tout en étant légèrement distrait·e

Cela entraîne votre cerveau à accéder à l’anglais même sous pression.

5️⃣ Accepter que la pression ne disparaisse jamais complètement
Même les natifs hésitent, reformulent et cherchent leurs mots.

La fluidité, ce n’est pas :
❌ parler sans pauses

C’est :
✅ continuer malgré elles

Le moment où vous acceptez que l’imperfection soit normale, la pression perd son pouvoir.

Pensée finale

Si votre anglais semble moins bon sous pression, cela ne veut pas dire que vous êtes nul·le en anglais.

Cela signifie que :

• vous vous investissez
• vous faites de votre mieux
• et que votre cerveau en fait trop en même temps

La solution n’est pas plus de grammaire.
Ce sont de
meilleures stratégies et des habitudes de prise de parole plus intelligentes.

👉 Vous voulez apprendre à rester fluide sous pression en réunion, au téléphone ou en entretien ?

J’aide les apprenants à développer la confiance et l’automatisation à l’oral, pas seulement un anglais « correct ».

Si vous voulez apprendre l’anglais avec moi, je suis Liz Aldam, professeure d’anglais avec plus de vingt ans d’expérience, ayant travaillé avec des entreprises comme Yamaha, Faurecia et bien d’autres. J’habite dans le Val-d’Oise et je donne des cours en ligne.

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